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fable Jean de La Fontaine : le cerf et la vigne
portrait de Jean de La Fontaine le corbeau de la fable jardin de la maison natale actuellement le perron de l'entrée de la maison
Fable de JEAN DE LA FONTAINE : 
"Le cerf et la vigne"  Livre V, fable 15  
Pour l'animatrice d'une maison de retraite  



LE CERF ET LA VIGNE

Un Cerf, à la faveur d'une Vigne fort haute
Et telle qu'on en voit en de certains climats (1),
S'étant mis à couvert, et sauvé du trépas,
Les Veneurs pour ce coup croyaient leurs Chiens en faute.
Ils les rappellent donc. Le Cerf hors de danger
Broute sa bienfaitrice ; ingratitude extrême ;
On l'entend, on retourne, on le fait déloger,
Il vient mourir en ce lieu même.
J'ai mérité, dit-il, ce juste châtiment :
Profitez-en, ingrats.(2)Il tombe en ce moment.
La Meute en fait curée. Il lui fut inutile
De pleurer aux (3) Veneurs à sa mort arrivés.
Vraie image de ceux qui profanent l'asile
Qui les a conservés.


            
          

La source de la fable Le cerf et la vigne est Esope
La biche et la vigne qui se termine ainsi :
"Cette fable pourrait s'appliquer à qui fait tort à ses
bienfaiteurs et s'attire ainsi le châtiment divin."
(Esope, Fables ; traduction D. Loayza, Flammarion)

(1) dans certaines régions de France à cette époque
( ainsi qu'en Italie et en Grèce maintenant ), la vigne poussait très haut, soutenue par des arbres en allant de l'un à l'autre.
(2) La Fontaine condamne l'ingratitude. Il est toujours resté
fidèle à ses amis (Fouquet...)
(3) devant les...

Le cerf et la vigne par J.J. Grandville

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