Javascript Menu by Deluxe-Menu.com Paul Claudel chez La Fontaine, Visages
portrait de Jean de La Fontaine le corbeau de la fable jardin de la maison natale actuellement le perron de l'entrée de la maison
VISAGES DE PAUL CLAUDEL
21 mai-31 août 2005

CLAUDEL VU PAR LUI-MÊME

Contradiction dans ma figure ; le front et le nez puissants, puis une petite bouche naïve, un petit menton faible, gras et indécis. Mon nez est au service de mon front, mais non pas de mon menton. Non! cette petite bouche fine, extraordinairement vibrante et délicate.
Laquelle l’emportera, des deux parties de ma figure? Journal, juillet 1913

CLAUDEL VU PAR QUELQUES ECRIVAINS

Jules Renard Journal, 14 novembre 1892
Claudel a la tête de son livre, une tête d’or, des traits burinés au charbon.

Kafka, Journal, 6 novembre 1910
Le Consul Claudel, éclat de ses yeux que son large visage recueille et refléchit.

 

Maurice Maeterlinck à Paul Claudel, Gand, 21 décembre 1890
Vous êtes entré dans ma maison comme une horrible tempête. J’ai parcouru bien des littératures, mais je ne me souviens pas d’avoir lu livre plus extraordinaire et plus déroutant que le vôtre. Je crois avoir Léviathan dans ma chambre Etes-vous le comte de Lautréamont ressuscité ? Et Tête d'Or est-elle la tragédie de Maldoror ?

Francis Jammes à André Gide, lettre du 13 octobre 1905
Il (Claudel) est délicieux et sauvage à la façon d’une fleur. De plus il est bon comme toi.

Jules Renard, Journal, 17 mars 1893
Claudel parle comme la machine à parler de Schwob. Ses lèvres se soulèvent comme de lourdes tentures à de violents courants d’air. Il parle avec un système de palettes. »

André Gide, Journal, novembre 1905
Jeune il avait l’air d’un clou ; il a l’air maintenant d’un marteau-pilon.