Javascript Menu by Deluxe-Menu.com fable Jean de La Fontaine : la génisse, la chèvre et la brebis en société avec le lion
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fable, Jean de La Fontaine,
La Génisse, la Chèvre et la Brebis en société avec le Lion  Livre I, fable 6 
Pour Pierre-Antoine  

La GÉnisse, la ChÈvre et la Brebis,
en sociÉtÉ avec le Lion
La Génisse, la Chèvre et leur sœur la Brebis,
Avec un fier Lion, Seigneur du voisinage,
Firent société, dit-on, au temps jadis,
Et mirent en commun le gain et le dommage.
Dans les lacs (1) de la Chèvre un Cerf se trouva pris ;
Vers ses associés aussitôt elle envoie :
Eux venus, le Lion par ses ongles (2) compta,
Et dit : Nous sommes quatre à partager la proie ;
Puis en autant de parts le Cerf il dépeça ;
Prit pour lui la première en qualité de Sire :
Elle doit être à moi, dit-il, et la raison,
            C'est que je m'appelle Lion :
            À cela l'on n'a rien à dire.
La seconde par droit me doit échoir encor :
Ce droit, vous le savez, c'est le droit du plus fort.
Comme le plus vaillant je prétends la troisième.
Si quelqu'une de vous touche à la quatrième,
            Je l'étranglerai tout d'abord.

(*) La source de la fable se trouve chez Phèdre (I,5)
traduction Sacy en 1647. En voici le début dans lequel est
exprimée la moralité :
"L'alliance avec un plus puissant n'est jamais
fermement assurée. Cette fable prouve cette maxime."

(1) piège pour prendre le gibier, sorte de lacet muni d'un noeud coulant, (cs ne se prononce pas)
(2) griffes

la génisse, la chèvre et la brebis en société aec le lion

Illustration de Grandville

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