Javascript Menu by Deluxe-Menu.com fable Jean de La Fontaine : le loup et la cigogne
portrait de Jean de La Fontaine le corbeau de la fable jardin de la maison natale actuellement le perron de l'entrée de la maison
Fable de Jean de La Fontaine : 
Le Loup et la Cigogne  Livre III, 9
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Pour cette fable, la Fontaine s'est inspiré d'Ésope "Le loup et le héron", repris par Phèdre dans "Le loup et la grue" (recueil Nevelet). La fable se termine par une menace, qui n'existait pas chez Ésope. La traduction de D. Loayza (Ed. bilingue GF-Flammarion p.163), se termine ainsi "La fable montre que la plus grande marque de reconnaissance qu'on puisse attendre d'un gredin, c'est qu'il vous épargne un nouvel outrage"

            LE LOUP ET LA CIGOGNE

            Les Loups mangent gloutonnement.
            Un Loup donc étant de frairie (1),
            Se pressa, dit-on, tellement
            Qu'il en pensa perdre la vie.
Un os lui demeura bien avant au gosier.
De bonheur pour ce Loup, qui ne pouvait crier,
            Près de là passe une Cigogne.
           .. Il lui fait signe, elle accourt.
Voilà l'Opératrice (2) aussitôt en besogne.
Elle retira l'os ; puis, pour un si bon tour,
            Elle demanda son salaire.
            Votre salaire? dit le Lloup,
            Vous riez, ma bonne commère.
            Quoi ! Ce n'est pas encor beaucoup
D'avoir de mon gosier retiré votre cou !
            Allez, vous êtes une ingrate ;
            Ne tombez jamais sous ma patte (3).

 

 

 

(1) divertissement, partie de plaisir (bas
selon Furetière)
(2) chirurgien ou médecin empirique qui
vendait des drogues sur les places publiques
(3) Après un reproche dénotant un certain
cynisme, le loup affiche sa méchanceté.

 

Le loup et la cigogne (héliogravure)

Le Loup et la Cigogne (héliogravure)

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