Javascript Menu by Deluxe-Menu.com thème 2011 à Château-Thierry : la sculpture : Achille Jacopin, par Tony Legendre
portrait de Jean de La Fontaine le corbeau de la fable jardin de la maison natale actuellement le perron de l'entrée de la maison
Achille JACOPIN

autoportrait Jacopin 1929

Achille Jacopin (1874-1958)
Autoportrait, huile sur toile, 1929.

ACHILLE JACOPIN (1874 -1958)

Né le 2 novembre 1874 à Château-Thierry, Achille Jacopin appartient à une vieille famille de Château-Thierry. Il habitait au 31 Grande Rue, maison que son arrière grand-père avait acquise au début des années 1790. Cinq générations se sont succédées dans cette demeure. C'est dans cette maison, dans son atelier adossé aux remparts, qu'il conçoit et exécute la majorité de ses oeuvres.
Il fait ses études au Collège Jean de La Fontaine. Il connaît d'ailleurs très bien les lieux puisqu'avant d'être le Collège, c'était une très belle demeure avec un grand parc, où résidait la famille Gouge-Gallice dont Achille était le cousin.
Tout jeune sa vocation se précise. Il reçoit en cadeau une boîte de peinture à l'huile et prend des leçons de dessin avec un vieil habitant du quartier Saint-Martin, ancien photographe. A sa sortie du collège, son père, drapier à Rouen, veut en faire un voyageur de commerce en tissus. Mais cela ne l'intéresse pas car il veut être sculpteur sur bois.
Son père ne le contrarie pas et Achille Jacopin entre au service de M. Delettre, ébéniste de la Grande Rue. Il y reste deux ans puis part pour Paris où il devient sculpteur dans une grande maison, Delmas, rue de la Roquette. Il se perfectionne et passe l'examen d'ouvrier d'art.
Après un an de service militaire à Soissons, de retour à Paris, il fréquente l'Ecole des Arts Décoratifs puis est admis à l'Ecole des Beaux-Arts dans la classe d'Alexandre Falguière (1831-1900), sculpteur et peintre de renom. Son premier envoi au Salon de 1898 est le buste d'un camarade qu'il avait sculpté pendant les cours.
En 1905 il expose le portrait, en médaillon de marbre, de son illustre professeur. A la mort d'Alexandre Falguière il devient l'élève d'un des sculpteurs officiels de la IIIème république, Antonin Mercié (1845 – 1916). Il se classe premier de son atelier. Un jour on le fait monter sur la table à modèle en lui enjoignant de chanter. Il interprète une chanson qu'il aime beaucoup « Le temps des cerises » de Jean-Baptiste Clément (chanson révolutionnaire de la Commune). Il a une belle voix et par la suite il participe très souvent à des concerts ou des soirées musicales en interprétant mélodies et chansons. Il joue du piano et s'essaie à la composition. On ne connaît qu'une seule oeuvre de lui : « O Salutaris » publiée en 1917.
Antonin Mercié lui conseille de reproduire sa chanson fétiche en une sculpture. C'est ainsi qu'en 1904 Achille présente au Salon un haut-relief : « La Chanson du Temps des Cerises » utilisé plus tard pour un meuble-applique en bois.
Ses études terminées, il revient à Château-Thierry et se fixe définitivement Grande Rue où il travaille assidûment. Sa jeune épouse, Georgette Georges, d'une vieille famille de la ville, les Georges, lui sert parfois de modèle ainsi que leurs trois enfants.
En 1906, son envoi au Salon, « La Paye » est très remarqué. « Oeuvre sincère, impressionnante et pleine de qualité » (La Revue Septentrionale- juin 1927). exposé par la suite à Dresde (1911° et à Düsseldorf (1926), le sujet est adopté par les ligues antialcooliques de France, d'Allemagne, de Norvège, de Suisse...La statue sera même reproduite sur carte postale durant la prohibition aux Etats-Unis (1919-1933) sans que l'auteur puisse en tirer le moindre bénéfice. On la retrouvera aussi dans des manuels scolaires d'éducation morale et civique au chapitre sur la tempérance.
 On peut admirer cette sculpture, rue Racine à Château-Thierry devant l'ancienne bibliothèque. C'est la version en pierre exposée au Salon de 1920 que le sculpteur préféra donner à sa ville natale après avoir repoussé une offre d'achat de la ville de Suresnes. Avant d'être rue Racine, elle se trouva d'abord dans le parc du Collège Jean de La Fontaine puis au Collège Jean Macé. Elle a été transportée à la Villette, à Paris, pour l'exposition « La Vigne et le Vin » en 1989.
Ses oeuvres sont nombreuses. A Château-Thierry on peut admirer :
-Le Linceul au cimetière militaire.
-Le Monument aux Morts , Place Paul Doumer.
-Le Grand-Père et la petite fille, à l'O.T.S.I.
-Le buste du Docteur Cardot à l'Hôtel-Dieu.
-Le Semeur, sculpture en pierre sur la façade de la Maison des Agriculteurs.  

Tony Legendre
grand-père le semeur la paye Le Linceul, vue de dessus
La reproduction de la sculpture dans l'article du journal L'Union (ci-dessus) montre le visage de la fillette, de face
Lire l'article paru dans le journal L'Union
Le Linceul
  Le semeur :
haut rue Vallée, Ch. Thierry
La paye :
haut rue Racine,
Ch. Thierry
Le Linceul :
cimetière militaire, rue Léon Lhermitte
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